| Page d'accueil | • Présentation du site • Introduction • Sommaire des articles • Dossiers complets • Témoignage • Entrée pasteurweb

Église 

| Page d'accueil |
| Remonter|
Les églises locales
La maison de Dieu
Le modèle
Le Corps de Christ
Le Chef de l'Eglise
Membres du corps
Membres actifs
Aimer l'Eglise
Vivre dans l'église
Assemblées et cultes
L'autorité
Le baptême
La sainte cène
Les femmes ...
Les femmes ... 2
Choisir son église
L'Eglise en paix
L'Eglise en paix (suite)
L'Eglise puzzle
Sans église
L'assemblée
L'Eglise sanctifiée
L'église dans la ville
Eglises de maison
L'Eglise à la fin
L'Eglise adultère
L'Eglise fidèle
Edifiés en Christ

LA SAINTE CENE

L'étude qui suit est importante car elle traite d'un sujet qui concerne un élément pratique de notre foi. C'est la raison pour laquelle elle a sa place parmi les études de pasteurweb. 

J'expose ce thème d'une manière très simple. Ce n'est pas un développement historique, mais plutôt une recherche de ce qui est écrit à ce sujet dans la Bible et en particulier dans le Nouveau Testament, à partir des paroles du Seigneur Jésus-Christ.

Lecture : Luc 22.14/20 

L'heure étant venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui.

Il leur dit: J'ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir; car, je vous le dis, je ne la mangerai plus, jusqu'à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu.

Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il dit: Prenez cette coupe, et distribuez-la entre vous; car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du fruit de la vigne, jusqu'à ce que le royaume de Dieu soit venu.

Ensuite il prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant: Ceci est mon corps, qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi.

Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous.

Le sens étymologique du mot "cène" est  souper 

Différents noms sont donnés à la Sainte Cène  dans le N.T

-  La fraction du pain. (Surtout dans le livre des Actes des apôtres)

-  Le repas du Seigneur

-  La table du Seigneur

-  "La communion" au corps et au sang de Christ  

L'apôtre Paul l'appelle "le repas du Seigneur" ou "la table du Seigneur". Il dit que c'est la communion au corps de Christ et au sang de Christ. 1 Corinthiens 10.14,21 - 11.20

"La cène" signifiant "le souper", il est plus logique d'employer l'expression  "le repas du Seigneur", selon la version de la Bible Segond. La version Synodale traduit :  "la Cène du Seigneur"  et Darby :  "la Cène dominicale".

La Sainte Cène est une institution divine

Le récit de Paul est le plus ancien document que nous ayons sur la sainte cène. La révélation lui en fut donnée par le Seigneur lui-même. 1 Cor. 11.20 

Vers l’an 51, en organisant l’Église de Corinthe, l’apôtre avait prescrit la célébration de ce repas commémoratif (v. 23), en soulignant l'autorité de son enseignement à ce sujet par cette parole : "J’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné."

La sainte cène a été instituée par le Seigneur Jésus-Christ  quelques instants avant qu'il soit livré aux souffrances de sa passion et de sa mort.

Ce soir là, voulant accomplir ce qui était juste et observer la Loi de Moïse, Jésus prit des dispositions pour manger la Pâque avec ses disciples. Mt 26.17-19 

C'est  au cours du souper (Mat.26.20),  pendant qu'ils mangeaient le repas de la Pâque juive, qui était elle-même la commémoration de la délivrance du peuple d'Israël de l'esclavage des Égyptiens, que Jésus a voulu instituer la Sainte-Cène,  comme un signe qui doit rappeler à ses disciples le sens réelle de sa mort sur la croix. (le mot pâque signifie "le passage")

De même que l'agneau pascal rappelle au peuple juif sa délivrance de l'Égypte et son appartenance à Dieu, Jésus  l'Agneau de Dieu a été immolé afin de racheter  pour Dieu par son sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation et faire d'eux un royaume et des sacrificateurs pour Dieu. Apocalypse 5

Il y quelques similitudes entre les deux repas : la Pâque de la Loi de Moïse (Exode 12) et la Cène instituée par Jésus.

. Toutes les deux sont un repas de célébration pratiqué en mémoire d'un événement.

. Toute les deux sont un signe très forts rappelant un salut, une délivrance, au moyen du sang d'un agneau.

Les deux "la pâque d'Israël" et Christ "notre pâque", parlent d'un passage : "la pâque" signifie "passer par dessus", "passer outre", épargner.

Les deux soulignent la valeur du sang offert en sacrifice : 

  • le sang de l'agneau de la Pâque d'Israël, en Égypte, qui protégeait les maisons des Israélites de l'ange exterminateur 

    Exode 12:13 Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez; je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n’y aura point de plaie qui vous détruise, quand je frapperai le pays d’Égypte.

  • le sang de Jésus, l'Agneau de Dieu, qui nous couvre et nous délivre de nos péchés, ainsi que  du pouvoir du diable.

Romains 3:25 C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire (qui couvre)

Éphésiens 1:7 En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce,

  • Les deux repas sont ordonnés à deux peuples formés par Dieu : Israël, pour l'ancienne alliance, l'Église pour la nouvelle alliance. Le premier repas rappelle aux Israélites la sortie de l'esclavage d'Égypte vers le pays de la promesse, le second rappelle aux enfants de Dieu, disciples de Christ, le passage des ténèbres à la lumière, de la puissance de Satan à Dieu, pour un héritage éternel. Actes 26.18

Un repas saint

Lorsque nous participons à la sainte cène, nous devons en discerner la signification afin de la prendre dignement, non pas comme un repas ordinaire, une choses profane, mais une chose sainte, dans le sens de séparée, sacrée, non profane, donnée par le Seigneur lui-même à ceux qui croient en Lui, ses disciples.

Le problème des chrétiens de l'église de Corinthe, était qu'ils ne discernaient pas le sens profond du repas du Seigneur et le prenaient d'une manière indigne, à la légère et peut-être aussi dans le même esprit des fêtes profanes célébrées dans les temples païens de la ville où l'on sacrifiait aux dieux et déesses dans de véritables orgies.  1 Corinthiens 11.20/21

La cène instituée par le Seigneur est sainte, un repas saint, dans le sens de séparé, sacré, non profane.

L'apôtre Paul rappelle son origine et son importance dans la vie de l'église. Il parle de se réunir pour manger le repas du Seigneur, puis il écrit : 

Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.

C’est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur.

Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe;  car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même.

C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts.

Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés.

Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde.

Ainsi, mes frères, lorsque vous vous réunissez pour le repas, attendez-vous les uns les autres.

Si quelqu’un a faim, qu’il mange chez lui, afin que vous ne vous réunissiez pas pour attirer un jugement sur vous.

Il avait écrit au chapitre précédent 

La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas la communion au sang de Christ et que  le pain que nous rompons, n'est-il pas la communion au corps de Christ. 1 Corinthiens 10:16 

Au ton de Paul dans sa lettre, nous comprenons l'importance du Saint Repas

Lors donc que vous vous réunissez, ce n’est pas pour manger le repas du Seigneur;  car, quand on se met à table, chacun commence par prendre son propre repas, et l’un a faim, tandis que l’autre est ivre.

N’avez-vous pas des maisons pour y manger et boire? Ou méprisez-vous l’Église de Dieu, et faites-vous honte à ceux qui n’ont rien? Que vous dirai-je? Vous louerai-je? En cela je ne vous loue point.

Ce que l'apôtre enseigne au sujet de la Sainte Cène est un enseignement du Seigneur comme il l'écrit : Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné.  

En quoi consiste la Sainte Cène ?

Lorsque le Seigneur prit la première cène avec ses disciples, il le fit au cours du repas de la pâque.

Sur la table, il y avait l'agneau rôti au feu, selon la loi de Moïse, les pains sans levain, symbole de la pureté, des herbes amères symbole de la souffrance et des coupes de vin (selon la tradition le vin servi lors du repas de la pâque juive était coupé d'eau.) 

La cène que nous célébrons se déroule dans un contexte différent, puisqu'il ne s'agit plus de "la pâque" de la loi de Moïse, en souvenir de la délivrance d'Israël, mais de la commémoration du sacrifice de Jésus. 

Je ne crois pas que la nature du pain et de vin ait beaucoup d'importance, car Jésus a précisé que ses paroles concernaient une réalité spirituelle.  

Le pain est un aliment de base quelque soit sa texture dans les différents pays, accessible au pauvre comme au riche, il est le symbole biblique de Jésus : le pain de vie

Le vin est le breuvage souvent cité dans la Bible comme un réconfort, un élément de joie et parfois utilisé comme remède. 

C'est le produit de la vigne,  du raisin écrasé, foulé au pressoir d'où il ressort rouge comme du sang. On comprend que le Seigneur l'ai choisi pour illustrer la façon dont son sang serait versé avec tant de souffrance, pour le  salut des pécheurs.

Le pain en Chine ou en Afrique ou dans d'autre pays est différent du notre en France.  

Certains chrétiens ne boivent pas de vin fermenté à cause de l'alcool et prennent du jus de raisin pour la cène. C'est toujours du fruit de la vigne.  Les Corinthiens se servaient de vin, et il s'enivraient.  

Je crois qu'il faut se servir "de pain" quelque soit sa structure et du fruit de la vigne : vin ou jus de raisin.  

Les premiers chrétiens prenaient la cène au cours des repas et l'appelaient "la fraction du pain"

L'église catholique en a fait un sacrement "l’eucharistie", consacrée et distribuée par un prêtre, attribuant à l'hostie et au vin du calice, la vertu d'être transformés en corps et en sang du Christ. 

Or nous savons que Jésus a dit lorsqu'il parlait de manger son corps et de boire son sang, qu'il s'agissait de quelque chose de spirituel. 

Jean 6.53/58 Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes.
Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour.
Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage.
Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui.
Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi.
C’est ici le pain qui est descendu du ciel. Il n’en est pas comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts: celui qui mange ce pain vivra éternellement.

Jean 6:63 C’est l’esprit qui vivifie; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie.

Il est clair que le Christ a parlé dans un sens spirituel. "Manger sa chair et boire son sang" c’est se nourrir par la foi de sa personne offerte pour nous en sacrifice sur la croix. 

Deux paroles sont données en parallèle par Jésus,  s'expliquant l'une par l'autre :

Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif -  La volonté de mon Père, c’est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour - 4En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle. Je suis le pain de vie. Jean 6.35,40,47 

celui qui mange et boit reçoit exactement les mêmes grâces (Jean 6. 50,51,54,58).

Donc manger est l’équivalent de croire. 

Dans d'autres églises, seul le pasteur ou des anciens peuvent présenter et distribuer la Sainte Cène.

Je crois qu'il y a là une appropriation injuste d'un privilège sacerdotal qui n'a rien à voir avec l'enseignement de Jésus et de ses apôtres. En tout cas nous ne le trouvons nul part dans le Nouveau Testament. La classe sacerdotale n'existe plus sous la nouvelle alliance, mais seulement des ministères de "La Parole" et certains services de l'église.

Il est vrai que dans certaines églises protestantes il est question d'actes pastoraux : baptême, cène, mariage... Mais cela c'est l'institution religieuse et liturgique.

Le Christ a institué lui-même la Cène et à ce titre a présidé à ce premier repas, mais ensuite les disciples se réunissant dans ce but rendaient grâce, rompaient le pain et distribuaient entre eux le pain et la coupe, sans autre prérogative. 

Quand prendre la Sainte cène

Jésus n’a pas précisé quand et à quels intervalles les disciples auraient à prendre la cène. Le commandement "Faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez" (1Co 11.25) semble pourtant indiquer une célébration fréquente. 

  • A Jérusalem, ceux qui avaient été baptisés étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur. Actes 2:46  De ce texte en peut comprendre qu'ils célébraient la Cène au cours des agapes qui exprimaient leur communion fraternelle. 

  • Dans Actes 20.7 nous trouvons l’exemple de chrétiens réunis le premier  jour de la semaine "pour rompre le pain". En général cette assemblée se tenait après l'heure de la fin du sabbat, le samedi soir c'est à dire après la douzième   heure, pour nous dix huit heures. C'était le début du premier jour de la semaine.

  • A Corinthe, les chrétiens se réunissaient pour des agapes au cours desquelles ils prenaient le repas du Seigneur. 1 Corinthiens 11.17 à 22

Les assemblée au cours desquelles on prenait le repas du Seigneur, se tenaient soit dans une maison, si le groupe de disciples le permettait, soit dans un autre local. Il n'y avait pas à l'époque de temples ou d'édifices spécialement consacrés au culte.

La réalité spirituelle de la Sainte Cène :

  • une commémoration: Jésus a dit : Faîtes ceci en mémoire de moi. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. …1 Corinthiens 11:26 

  • une confession de foi : C’est la proclamation de la valeur éternelle du sacrifice du Seigneur Jésus-Christ, la réalité de sa résurrection, de son intercession permanente auprès du Père, de sa présence parmi nous et en nous par son Esprit et de son prochain retour.

  • un acte de foi : l’appropriation par la foi en Lui, Jésus, des bénédictions de Dieu attachées à l’œuvre de la rédemption : pardon, salut, réconciliation, vie éternelle, sanctification, guérison, délivrance, exaucement de nos prières, etc.

  • une communion avec le Seigneur. Il est important de comprendre cette réalité de notre participation au repas du Seigneur, à sa table… Nous sommes en communion avec le Seigneur, non seulement une communion de l’instant, mais en prenant la Sainte cène, nous confessons que nous vivons de lui, d'une communion quotidienne avec Lui.  

Le problème des Corinthiens c’est qu’il ne discernaient pas le sens profond de la Sainte Cène : une vie de communion avec le Seigneur, ils vivaient comme des païens.

  • Une communion  avec les membres du corps de Christ. Les Corinthiens vivaient une vie d’église divisée et même lors qu’ils participaient à la table du Seigneur, ils étaient désunis, c’était chacun pour soi, d’où leurs problèmes.

Je crois que l’élément  le plus important de la Sainte Cène c’est la communion

C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts. 1 Cor.11.30 

Il est intéressant de comprendre ce que dit  l'apôtre lorsqu'il parle de  "la table des démons" et de "la table du Seigneur". 

Dans les temples d'idoles on sacrifiait des animaux aux faux dieux, animaux que l'on mangeait ensuite comme un signe d'union avec le dieu invoqué. Le fait de manger la viande du sacrifice produisait réellement une union occulte, non pas avec des dieux inexistants, mais avec  les démons qu'ils représentaient.

Le fait de manger d'un 'animal sacrifié aux idoles avait une profonde signification et produisait une communion.

1 Corinthiens 10:20 Je dis que ce qu’on sacrifie, on le sacrifie à des démons, et non à Dieu; or, je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons.

C'est à partir de cette réflexion que l'apôtre nous fait comprendre que le fait de manger le pain et prendre la coupe en l'honneur de Christ, a un prolongement spirituel dans une réelle communion avec le Seigneur, comme d'ailleurs tout acte de foi pratiqué au Nom de Jésus : le baptême d'eau, la prière, l'imposition des mains, etc. 

1 Corinthiens 10:16 La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion au sang de Christ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion au corps de Christ?

Nous jugeons par là de l'importance et de la réalité spirituelle de la Sainte Cène, d'où l'avertissement de Paul :

C’est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. 1 Corinthiens 11:27 

Aussi, lorsque nous prenons le saint repas, nous devons être conscients de la communion que nous avons avec le Seigneur qui est saint et nous examiner nous-mêmes.

1 Corinthiens 11:28 Que chacun donc s’examine soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe ( Version Parole de Vie : Alors, chacun doit bien réfléchir à sa façon de vivre. Ensuite, qu’il mange ce pain et boive cette coupe.)

Par cette parole de Paul, nous sommes exhortés à faire le point, et à prendre de nouvelles résolutions :

  • Où en est notre  foi en Jésus qui nous a sauvés, en portant nos péchés dans son corps sur la croix, en versant son sang pour nous purifier de toute souillure, afin que nous devenions enfants de Dieu ? C'est le moment de la restaurer et de l'affermir.

  • Vivons nous comme de vrais disciples du Seigneur Jésus-Christ, comme des gens qui lui appartiennent vraiment, qui se laissent conduire par son Esprit ?

  • Notre communion, notre relation, avec le Seigneur est-elle bonne ? N’avons pas besoin de nous humilier devant lui, de lui demander pardon de quelque faute et de prendre à ce sujet de nouvelles résolutions ?

  • Notre communion avec le corps de Christ, avec nos frères et sœurs est-elle pure ? N’est-elle pas entachée de quelque conflit, de quelque amertume, de quelque offense, de quelque péché non pardonné ? Sommes nous prêts à remédier à cet état de chose ? A pardonner à ceux qui nous ont offensés, blessés ? A demander pardon à ceux que nous avons offensés ? A prendre de nouveaux engagements pour mettre fin à une rupture, à une division, à une rancune ?

Le repas du Seigneur doit être une bénédiction pour ceux qui y participent.

Qui peut participer à la Sainte Cène,  au repas du Seigneur, à la table du Seigneur  ?

Lorsque le Seigneur a institué ce repas de commémoration il était avec ses disciples et dans les églises du Nouveau Testament la Sainte Cène se prenait lors de la réunion des disciples.

Les disciples de Jésus sont ceux qui croient en lui et qui le suivent, s’efforçant d’être fidèles à ses instructions, selon ses dernières paroles :

Matthieu 28.19/29  Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit,  et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

Comme nous l'avons vu, il s'agit du repas du Seigneur, de la table autour de laquelle il rassemble les siens : 

  • Ceux qui croient en lui, pour le pardon de leur péché et leur rédemption éternelle : Christ est mort pour moi. 

  • Ceux qui appartiennent au Seigneur, qui sont conscients d'être rachetés par son sang pour être à lui.

  • Ses disciples, ceux qui ont reçu sa Parole et avoir été baptisés gardent ses enseignements et pratiquent ses instructions.

  • Ses fidèles qui ont fait alliance avec Lui par le sacrifice, qui demeurent attachés à Lui et le suivent.

Ne vous privez pas la bénédiction du repas du Seigneur. 

Quelque soit le nombre des disciples réunis, il se peut même que vous soyez deux ou trois ou simplement votre famille, si vous n'avez pas la possibilité de vous assembler avec d'autres frères et sœurs en Christ, prenez la repas du Seigneur entre vous, là où vous habitez, soit lors d'un culte particulier, soit lors d'un repas en commun.

Il y a un élément sur lequel nous devrions être des plus vigilants, c'est celui de la moralité des membres du corps de Christ qui participent à la Sainte Cène.  

Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. 1 Corinthiens 5:7

L'apôtre Paul enseigne aux chrétiens de ne pas prendre leur repas avec certains qui se disent frères ou sœurs qui vivent  manifestement dans le péché :

1 Corinthiens 5:11  Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme.

Jude dit que 

certains sont des écueils dans vos agapes, faisant impudemment bonne chère, se repaissant eux-mêmes. Ce sont des nuées sans eau, poussées par les vents; des arbres d’automne sans fruits, deux fois morts, déracinés; des vagues furieuses de la mer, rejetant l’écume de leurs impuretés; des astres errants, auxquels l’obscurité des ténèbres est réservée pour l’éternité. Vts 12,13

Il ajoute : 

Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint-Esprit, maintenez-vous dans l’amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle.

Reprenez les uns, ceux qui contestent;  sauvez-en d’autres en les arrachant du feu; et pour d’autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu’à la tunique souillée par la chair.

Cela fait partie de "La sanctification de l'Église", sujet dont je parle par ailleurs.  

Lorsque l'apôtre Paul écrit de ne pas manger avec certaines personnes, il ne parle pas des inconvertis, mais de personnes qui se nomment frères et qui pratiquent ostensiblement le péché.  

1 Corinthiens 5:11 Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme.

Jésus ne dit pas autre chose lorsqu'il parle d'une certaine discipline dans l'église : 

Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.
Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins.
S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain. Matthieu 18.15/17  

Nous avons à juger ceux du dedans, c'est à dire ceux qui se disent frères et sœurs et participent à la table du Seigneur. 

1 Corinthiens 5.12/13 Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger ?Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Ôtez le méchant du milieu de vous.

C'est l'élément de la communion avec les membres du corps de Christ qui est souligné ici. 

C'est un repas de communion. 

Par le moyen des éléments naturels, le pain et le vin que nous partageons, il y a une réalité spirituelle : la communion avec le Seigneur et la communion au corps de Christ, c'est à dire avec ceux qui appartiennent à Christ. 

Or si nous mangeons le repas du Seigneur avec des personnes qui se nomment frères et sœurs, qui vivent ostensiblement dans le péché, que nous le savons et nous taisons, nous nous rendons complices de leur situation.

Dans une certaine mesure, nous pouvons nous référer à ce que Paul recommandait à Timothée : 

Recherche la justice, la foi, la charité, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur. 2 Timothée 2:22 

 

La Sainte Cène  est un moment privilégié que nous accorde le Seigneur pour restaurer notre communion avec lui et avec les membres de son corps. 

C'est  pour cela que nous ne devons pas la galvauder, mais la prendre respectueusement dans la foi, avec reconnaissance et  actions de grâces,  avec une  écoute attentive au Saint-Esprit  de Dieu qui parle souvent à ce moment là. 

Lorsque je viens à la table du Seigneur, pour prendre le repas du Seigneur,

  (qu'importe si le pain d'ici n'a pas la même structure que celui de Pékin ou de Yaoundé, si la coupe n'a pas la même forme ou si son contenu diffère de celle de New York ou de Moscou)

  • Je me tiens en esprit dans la présence du Seigneur Jésus-Christ crucifié, souffrant et mourant sur la croix pour expier mes péchés et me réconcilier avec Dieu par son sang. Devant celui qui il y a deux mille ans a accompli  mon salut. 

  • Je reconnais et confesse que le Christ est mort pour moi. Je prends conscience de la valeur de ses souffrances et de sa mort pour le pardon de mes péchés, la rédemption de mon âme, ma réconciliation avec Dieu, mon appartenance au royaume de Dieu, à la famille de Dieu : Je suis un enfant de Dieu, avec et parmi la multitude de ceux qui comme moi ont cru au Seigneur Jésus-Christ. 

  • Je me tiens aussi devant le Seigneur Jésus-Christ ressuscité, vivant aujourd'hui, qui me fortifie, me régénère, me sanctifie, me délivre et me guérit par son Esprit qui vit en moi, comme dans un temple saint qui lui appartient.

  • En prenant ce repas, je renouvelle ma foi dans son prochain retour, je me dis que le Seigneur revient bientôt pour la résurrection de ses rachetés qui sont morts dans le Seigneur, pour changer en un instant les vivants qui l'attendent sur la terre, pour nous transformer tous à son image et nous rassembler pour toujours avec lui. Amen ! viens Seigneur Jésus !

  • Je pense aussi que je suis en communion, uni, avec tous ceux qui croient au Seigneur Jésus-Christ, formant un même corps : L'Église et que je me dois de les aimer comme Christ m'a aimé.

  • Enfin, je réalise, que si j'ai ce privilège, cette grâce n'est pas seulement pour moi, mais que je suis un témoin de Christ, chargé de faire connaître aux autres la bonne nouvelle de l'amour de Dieu, manifesté en Jésus-Christ.  

Voici donc chers frères et sœurs ce que je discerne dans le repas saint que Jésus, notre Seigneur, a institué pour ses disciples et ce que j'ai voulu partager avec vous.

Il y a certainement beaucoup d'autres choses à dire à ce sujet, mais que cette étude contribue à nous faire mieux comprendre la grâce dont nous sommes l'objet de la part de Dieu notre Père et en son Fils Jésus-Christ, afin que la Sainte Cène soit pour chacun un repas de bénédiction. 

Haut de pageÈ

Lire aussi :