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Le pardon
Lorsque nous parlons du pardon, nous demeurons bien en deçà
de sa pleine signification, de tout ce qu'il est et ce qu'il apporte à
ceux qui le reçoivent, comme à ceux qui le donnent, d'ailleurs.
Que veut dire "pardonner
?
Premièrement, il faut préciser que le pardon est d'origine divine. Nous
le trouvons dès le commencement lorsque Dieu fit des vêtements de peau à
Adam et Eve afin de couvrir leur nudité. C'est une des premières
qualification du réel pardon divin, tel que cela est écrit dans le
passage suivant :
"Heureux celui dont la
transgression est pardonnée et dont le péché est couvert". Ps.
32.1
Le verbe hébreu duquel est traduit "expier", est kaphar', signifie primitivement couvrir.
C'est le verbe "kaphar" = couvrir, qui est employé à propos de la
construction de l’arche de Noé : "Tu "l’enduiras" de poix."
Genèse. 6.14
Ce verbe prend ensuite
le sens d’ôter, effacer, expier.
Un péché expié est un péché
soustrait à la vue de Dieu, couvert.
D'autres mots sont utilisés dans la Bible pout exprimer le "pardon" et
nous allons nous efforcer d'en connaître la signification, en nous
attachant au sens du vocabulaire biblique.
Parlons en, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais
avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les
choses spirituelles. 1 Corinthiens 2:13
Puisque le pardon est en premier lieu d'essence divine, donc
spirituel, utilisons des discours spirituels pour exprimer les
choses spirituelles (1 Corinthiens 2.13).
Pardon. Pardonner.
Dans l’A.T. les textes qui parlent du pardon
utilisent principalement trois mots dont les racines sont
1)
kipper, qui évoque l’expiation, dans
Esaïe 6.7
Il en toucha ma bouche, et dit:
Ceci a touché tes lèvres; ton iniquité est enlevée, et ton péché
est expié.
2)
"nasa" littéralement lever, élever, porter.
Dans les passages où il est utilisé, il a toujours le sens de
décharger quelqu'un du fardeau de son péché
Je t’ai avoué ma faute, je n’ai plus caché mes torts, j’ai dit : « Je
reconnaîtrai devant l’Eternel les péchés que j’ai commis. » Alors tu
m’as déchargé du poids de ma faute. (une autre version dit : tu as
effacé "la peine" de mon péché) Psaumes 32:5
Le mot hébreu "nasa" concerne les conséquences du péché et le châtiment qui
en résulte, avec la notion d'être déchargé d'un fardeau qu'un autre va
porter à notre place.
Le prophète Esaïe exprime parfaitement l'œuvre de Jésus qui s'est
chargé de notre péché, il a pris, porté nos iniquités, il nous a
déchargés de notre fardeau.
Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos
douleurs qu’il s’est chargé; Et nous l’avons considéré comme puni,
Frappé de Dieu, et humilié.
Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le
châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses
meurtrissures que nous sommes guéris.
Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre
voie; Et l’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.
Esaïe 53.4-6
3)
enfin "salaH" littéralement remettre une dette, une faute :
C’est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut
faire rendre compte à ses serviteurs.
Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille
talents.
Comme il n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu’il fût vendu,
lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu’il avait, et que la dette fût
acquittée.
Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit:
Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout.
Emu de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui
remit la dette. Matthieu 18.23-27
Avec ce mot "salaH" nous
comprenons que "pardonner", c'est ne plus tenir rigueur de son
péché à celui ou celle qui a commis l'offense. C'est remettre entièrement la dette, effacer le contentieux.
Comme nous pouvons le constater, dans le fait de
pardonner se rejoignent : l'expiation, la substitution et la rédemption.
(Voir "La Croix de
Christ")
L’expiation s’opère par la croix du
Calvaire, c.-à-d. le sacrifice de Jésus-Christ, victime innocente,
réconciliant le Dieu saint et l’homme pécheur.
La mort du Christ est
une expiation parce qu’elle couvre le péché des hommes et offre à
Dieu la possibilité de pardonner, puisque sa justice est satisfaite. Il
y a dans la justice de Dieu un principe fondamental :
"sans
effusion de sang, il n'y a pas de pardon." Hébreux 9:22
Cela veut dire que sans
l'offrande d'une vie en sacrifice, le pardon n'a pas de substance
réelle.
Dieu avait
ordonné au peuple d'Israël d'offrir des animaux pour le
pardon de leurs péchés, ils préfiguraient un sacrifice plus excellent,
car le sang des animaux ne pouvait
ôter définitivement le péché, il a fallu le sacrifice parfait d'un
Agneau sans défaut et sans tache : l'offrande du corps de Jésus-Christ sur la croix :
Hébreux 9.1/7
N'oublions jamais ceci : le pardon
ne peut être accordé que sur le principe de la justice de Dieu.
"Or, nous
savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous
la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit
reconnu coupable devant Dieu. Car nul ne
sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c’est
par la loi que vient la connaissance du péché. Mais maintenant, sans
la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent
témoignage la loi et les prophètes, justice de Dieu par la foi en
Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de
distinction. Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;
et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la
rédemption qui est en Jésus-Christ. C’est
lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui
croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il
avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa
patience, afin, dis-je, de montrer sa justice dans le temps présent,
de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en
Jésus." Romains 3.19/26
Afin que le pardon accordé par Dieu
à ceux qui croient en Jésus, ne puisse être contesté par personne, il est établi sur la
base du sacrifice de Christ à la croix, son sang offert et répandu pour
nous, sa vie sainte et pure sacrifiée, donnée, comme
prix de notre pardon.
Le sang de Jésus ferme la bouche à tout
accusateur qui voudrait nous confondre devant Dieu, même Satan, notre
accusateur implacable, ne peut plus rien contre ceux qui placent leur
foi dans l'efficacité du sacrifice de Christ sur la croix. Zacharie
3. 1/5 et Apocalypse 12.10/11.
Nous, nous pouvons pardonner aux
autres leurs offenses, mais nous ne pouvons les expier. Expier ce
serait, pour le coupable, endurer la peine qu’il a méritée. Mais Jésus
qui était pur de tout péché, agneau innocent et sans tache, a enduré la peine que les autres
ont méritée. Il a souffert à la place des pécheurs, comme l'a écrit
l'apôtre Pierre :
Lui qui n’a point commis de
péché, Et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude; lui
qui, injurié, ne rendait point d’injures, maltraité, ne faisait point de
menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement; lui qui a porté
lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés
nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez
été guéris. 1Pierre 2.24; 3.18
D'où l'utilisation du
mot : 'nasa', qui signifie "porter" à la place de quelqu'un
d'autre, c'est-à-dire se substituer au coupable, tel que le Seigneur
Jésus-Christ l'a fait pour nous.
Celui qui était innocent de
tout péché, Dieu l’a condamné comme un pécheur à notre place pour que,
dans l’union avec le Christ, nous soyons justes aux yeux de Dieu. 2
Corinthiens 5:21
Tel est le sens biblique de l’expiation.
L’expiation a pour origine le principe de la sanction, principe
formulé dans la Bible à plusieurs reprises : le mal doit
être puni :
Dieu ne tient pas le
coupable pour innocent. Exode 34.7.
Jésus a accepté de porter le
poids de cette sanction, de cette condamnation universelle.
"Le châtiment qui nous donne
la paix est tombé sur LUI." Esaïe 53 : Dans le Nouveau Testament, les mots principaux utilisés pour
le pardon sont :
"aphiêmi" de la racine aphesis =
détacher, envoyer au loin, donc remettre dettes ou péchés, d’où l’idée
de rémission et de pardon Mt 6.12, 14, 15; 9.2; 12.31, 32.
"hilaskomai"
expier, pardonner Luc 18.13; Hébreux 8.12 (citant Jérémie 31.34).
"apoluô",
littéralement relâcher dans le sens d'absoudre et de libérer de la
faute. Luc 6.37
"kaluptô" littéralement couvrir, parfois utilisé à propos
des péchés Romains 4.7 (citant Ps. 32.1) Jacques 5.20
(citant Prov. 10.12) 1Pierre 4.8 (citant également Prov. 10.12)
Au sujet de ce dernier mot,
rappelons nous que
"Celui qui couvre une
faute cherche l’amour, Et celui qui la rappelle dans ses discours
divise les amis." Proverbes 17:9
"l’amour couvre
toutes les fautes." Proverbes 10:12
C'est ici qu'intervient la véritable notion du
pardon. Dans l'AT, nous trouvons sur l'arche d'alliance, dans le lieu
très saint, "le propitiatoire", en hébreu " kapporet,
couverture" = qui couvre le péché et rend Dieu propice, favorable
au pécheur.
Lorsque nous pardonnons à quelqu'un qui nous a
offensés, nous le mettons au bénéfice de l'expiation divine, du
sacrifice de Jésus, du sang de Christ, qui le couvre et le purifie de son
péché. C'est pour cela que nous comprenons que dans ce pardon entre
nous, il y a toujours le sang de Jésus, qui l'avalise dans le ciel.
"Je vous le dis en
vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel,
et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel."
Matthieu 18:18 En réalité, le pouvoir d'absoudre le coupable,
d'effacer le péché, revient à Dieu. Nous, nous faisons fonction
d'intercesseurs en faveur de ceux qui nous ont offensés : "Père
pardonne lui, car moi je lui pardonne !"
De même que Dieu nous dit : Toi ! Pardonnes ! Car
moi qui suis le Dieu saint, Je lui ai pardonné.
Alors nous sommes assurés de la miséricorde du
Seigneur.
Il y a encore un point que je
voudrais approfondir
dans la notion du pardon, c'est le sens du mot aphiêmi de la
racine aphesis = détacher, envoyer au loin.
Trois mots hébreux sont utilisés pour exprimer
différents aspects du pardon (nous l'avons vu ci-dessus) ; l’un d’eux
(nasa’) signifie fondamentalement "soulever" ou
"transporter", et illustre clairement le fait que le péché est
enlevé et emporté au loin.
Il y a dans
l'AT un sacrifice qui comportait
l'utilisation de deux boucs.
Lévitique 16.5/10 :
"Il recevra de l’assemblée
des enfants d’Israël deux boucs pour le sacrifice d’expiation et
un bélier pour l’holocauste. Aaron offrira son taureau expiatoire,
et il fera l’expiation pour lui et pour sa maison. Il prendra les
deux boucs, et il les placera devant l’Eternel, à l’entrée de la
tente d’assignation. Aaron jettera le sort sur les deux boucs, un
sort pour l’Eternel et un sort pour Azazel. Aaron fera
approcher le bouc sur lequel est tombé le sort pour l’Eternel, et
il l’offrira en sacrifice d’expiation. Et le bouc sur lequel est
tombé le sort pour Azazel sera placé vivant devant l’Eternel, afin
qu’il serve à faire l’expiation et qu’il soit lâché dans le
désert pour Azazel.
16.21/22 : "Aaron posera
ses deux mains sur la tête du bouc vivant et il confessera sur lui
toutes les iniquités des enfants d’Israël et toutes les transgressions
par lesquelles ils ont péché; il les mettra sur la tête du bouc, puis il
le chassera dans le désert, à l’aide d’un homme qui aura cette charge.
Le bouc emportera sur lui toutes leurs iniquités dans une terre désolée;
il sera chassé dans le désert."
Ce bouc chassé dans le désert, qui
emporte sur lui les iniquités d'Israël est une figure symbolique de
Jésus, qui ayant pris sur lui tous nos péchés, à souffert "hors du camp" pour en
faire l'expiation et les éloigner de nous à jamais. Hébreux
13.11/13.
L'expression "pour Azazel", dans
Lévitique 16.10, signifie "pour un renvoi total, c.-à-d.
bannissement, solitude". La signification de ce verset est donc:
"l’un pour l’Eternel, et l’autre pour un retranchement
total". Ce texte un peu mystérieux, illustre très bien les passages
suivants :
"Autant l’orient
est éloigné de l’occident, Autant il éloigne de nous nos
transgressions." Psaumes 103:12
"En ces jours, en ce
temps-là, dit l’Eternel, On cherchera l’iniquité d’Israël, et
elle n’existera plus, Le péché de Juda, et il ne se trouvera
plus." Jérémie 50:20
"Quel Dieu est
semblable à toi, Qui pardonnes l’iniquité, qui oublies les
péchés Du reste de ton héritage ? Il ne garde pas sa colère à
toujours, Car il prend plaisir à la miséricorde. " Michée 7:18
"C’est moi, moi qui
efface tes transgressions pour l’amour de moi, Et je ne me
souviendrai plus de tes péchés." Esaïe 43:25
En lisant ces paroles, nous
réalisons combien les dimensions du pardon de Dieu sont infinies, à la
mesure de son amour dont nous ne pouvons sonder ni la hauteur, ni la
profondeur, ni la longueur, ni la largeur. Nous ne pouvons ici-bas en connaître
parfaitement toute la
grandeur, tellement il est élevé, profond, vaste. Mais en y
croyant, en l'acceptant pleinement, en nous y
plongeant, en nous immergeant en Lui, nous en éprouvons les bienfaits
et comprenons mieux la nature et les dimensions de l'amour de Christ,
notre bien-aimé Sauveur.
Plongez vos racines dans l’amour et soyez solidement construits sur cet
amour. Alors vous serez capables de comprendre avec tous les chrétiens
la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur de l’amour du
Christ.
Vous connaîtrez cet amour qui dépasse tout ce qu’on peut connaître. Vous
recevrez toute la vie de Dieu, et il habitera totalement en vous.
Éphésiens 3.18
C'est un océan qui nous porte, sans que nous en découvrions immédiatement
la profondeur. C'est un chemin le long duquel se révèlent chaque jour
les bontés de Dieu. C'est un horizon tellement étendu que notre regard en cherche en vain les limites. L'amour
de Dieu s'élève plus haut que tout ce que nous pouvons imaginer.
Pourtant, nous sommes invités à le découvrir et à nous en laisser envahir,
afin de recevoir la plénitude de la nature aimante de Dieu et du
Seigneur Jésus-Christ.
La révélation de l'amour de Dieu, nous fait découvrir les dimensions de
son pardon qui est le fruit de sa miséricorde, de sa bonté, de sa
compassion et de sa bienveillance.
Combien de fois ? Jusqu'à
quand ?
Le Seigneur Jésus-Christ nous a
donné la réponse à cette question, lorsque l'apôtre Pierre lui demandait
combien de fois il devait pardonné à celui qui l'avait offensé :
Alors Pierre vint lui
demander : Seigneur, combien de fois pardonnerai–je à mon frère,
lorsqu’il péchera contre moi ? Jusqu’à sept fois ?
Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à
soixante–dix fois sept fois. Matthieu 18.21
Par sa réponse, le Seigneur nous
fait entrer, non pas dans une mesure de quantité limitée par un
nombre de fois, même important, mais dans la
dimension permanente, constante du pardon, comme une provision qui est
toujours suffisante ou comme une source qui ne tarit jamais,
toujours ouverte, purifiante et rafraichissante à chaque fois que le pécheur
repentant en a besoin. C'est ce que dit encore le prophète Esaïe de la
part de l'Eternel !
Cherchez l’Eternel pendant
qu’il se trouve; Invoquez-le, tandis qu’il est près.
Que le méchant abandonne sa voie, Et l’homme d’iniquité ses pensées;
Qu’il retourne à l’Eternel, qui aura pitié de lui, A notre Dieu, qui ne
se lasse pas de pardonner. 55.6
Dieu ne se lasse pas de pardonner ! Nous devons intégrer cette vérité
fondamentale de la foi, dans notre façon de penser, non seulement dans notre
comportement à l'égard des autres, mais premièrement pour affermir notre propre confiance dans la
miséricorde et la patience de Dieu envers nous.
Dans ce domaine
nous prêtons souvent à Dieu nos propres sentiments. Parce que la
patience du meilleur d'entre nous trouve ses limites. Parce que nous
manquons de compassion et d'amour, nous pensons que le Seigneur se
comporte de la même façon envers nous et lorsque nous retombons
malheureusement dans les mêmes ornières du péché, nous n'osons plus
revenir vers notre Père céleste pour lui demander pardon
La longanimité est un des sentiments divin qui nous surprendra toujours.
Elle exprime la longue et tendre et compatissante patience de Dieu
à l'égard des pécheurs que nous sommes. Elle fait que Dieu peut nous
pardonner autant de fois qu'il est nécessaire. Tant que durera notre besoin d'être pardonnés !
Dieu aime pardonner
Il y a deux choses que
nous devrions méditer plus souvent : la patience de Dieu et le plaisir qu'il
prend à pardonner.
Allez, et apprenez ce que
signifie: Je prends plaisir à la miséricorde…
Et l’Éternel passa devant lui, et s’écria:
L’Éternel, l’Éternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère,
riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu’à mille
générations, qui pardonne l’iniquité, la rébellion et le péché.
Exode 34:6
C'est la preuve qu'il nous aime.
"Mais Dieu prouve son
amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des
pécheurs, Christ est mort pour nous. A plus forte raison donc,
maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous
sauvés par lui de la colère. Car si, lorsque nous étions ennemis,
nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à
plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa
vie." Romains 5:8/10
Lorsque nous entrons, tant soi
peu, dans la connaissance des dimensions de l'amour et de la miséricorde
de Dieu, de tous ses sentiments à notre égard, nous devenons davantage
capables de l'aimer, de l'adorer et de le servir.
Nous devons prendre pleinement
conscience d'une vérité éternelle, que Dieu énonce dans cette parole de
Jésus : Allez, et apprenez ce que
signifie: Je prends plaisir à la miséricorde…
Malheureusement, nous ne
comprenons pas suffisamment le sens profond du pardon de Dieu à notre égard.
Nous pensons qu'il est irrité contre nous et qu'il se retire en
nous fermant l'accès de sa présence. Or la porte de sa demeure nous est
toujours ouverte...
Ainsi donc, frères, puisque
nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le
sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous
au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair, et puisque nous avons un
souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous
avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés
d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure. Hébreux
10.19
Ne restons pas sous le poids
de nos
péchés, sous le lourd fardeau d'une culpabilité écrasante, mais au
contraire approchons nous humblement, avec repentance, mais aussi avec
une pleine confiance, du trône de sa grâce afin de trouver grâce,
d'obtenir miséricorde et d'être secourus. Hébreux 4.16
Recevons par la foi le pardon de Dieu !
Si nous confessons nos
péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous
purifier de toute iniquité. 1 Jean 1:9
Il y a souvent dans notre démarche
pour recevoir le pardon, la vieille notion "du mérite" que nous avons
héritée de concepts religieux erronés. Ou nous pensons que nous ne le
méritons pas et nous trainons désespérément notre misère, ou nous faisons tout ce que nous pouvons pour le mériter, nous
replaçant ainsi sous le principe de la loi de l'Ancienne Alliance, sans
nous en rendre compte.
J'ai lu récemment, dans les
commentaires de quelqu'un sur le salut, une expression qui m'a choqué : Dieu nous sauve
quand nous l'aimons !
Heureusement qu'il n'en est pas
ainsi, car notre amour pour Dieu ne sera jamais suffisant pour être pardonné. La
Bible nous dit qu'au contraire nous aimons Dieu parce qu'Il nous a aimés le premier.
"L’amour de Dieu a
été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique
dans le monde, afin que nous vivions par lui. Et cet amour consiste,
non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a
aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos
péchés. Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons aussi
nous aimer les uns les autres." 1 Jean 4.9/11 :
Plus nous entrons dans la
conscience de l'amour de Dieu pour nous, plus nous réalisons la grandeur
infinie du pardon de Dieu qui couvre tous nos péchés, ceux
d'hier, ceux d'aujourd'hui et ceux de demain !
"Qu’il
nous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés
par son Esprit dans l’homme intérieur, en sorte que Christ habite dans
nos cœurs par la foi; afin qu’étant enracinés et fondés dans l’amour,
nous puissions comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la
longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ,
qui surpasse toute connaissance, en sorte que nous soyons remplis
jusqu’à toute la plénitude de Dieu." Ephésiens 3.16/19
Mais
certainement, en lisant ce qui précède, nous nous posons nous la
question de la sincérité de ceux qui doivent revenir constamment pour
être pardonnés. Ce sera le sujet du prochain article : Sincérité et
pardon.

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