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Connaissance de Christ
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Un sauveur nous est né
Il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Luc 2:11
Nous savons que Jésus n'est pas né un 25
décembre, cette date a été fixée par un évêque de Rome, pour l'église
Catholique, en remplacement de la fête du solstice d'Hiver, une fête
païenne. D'abord, un peu d'histoire :
L'Histoire
Les Églises primitives ne connaissaient
qu'une seule fête : la Pâque.
"Christ, notre Pâque, a été immolé.
Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de
malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et
de la vérité." 1 Corinthiens 5:7.
Les disciples de Christ
commémoraient la mort et la résurrection du Seigneur, selon ses
instructions : Luc 22.15/20. Dès le début de l'Église, les chrétiens de
Jérusalem pratiquaient la cène, fraction du pain, chaque jour dans les
maisons : Actes 2:42,46. Les chrétiens d'origine juive continuaient de
célébrer le sabbat et les fêtes d'Israël. Les disciples de Christ,
convertis d'origine païenne, les gentils, se réunissaient en général le
premier jour de la semaine, appelé le jour du Seigneur, le jour
"dominical', le dimanche, (dimanche de dominici = seigneur). Ils prenaient
un repas en commun (l'agapè), le repas du Seigneur, au cours duquel ils
rompaient le pain et partageait la coupe, c'est à dire qu'ils prenaient la
Cène : Actes 20:7 et 1 Corinthiens 11:23,34. Dans le calendrier julien, en
46 av. J.-C. Jules César avait adopté le projet de calendrier que lui
proposa Sosigène d'Alexandrie. L'équinoxe de printemps y est fixée au 25
mars et le solstice d'hiver au 25 décembre. Décembre, dans la Rome
antique, voyait se pratiquer un certain nombre de fêtes :
D'abord, des fêtes consacrées au
culte de Saturne : les Saturnales. Ensuite, aux Saturnales succède la fête
des Sigillaires (sceaux) au cours de laquelle les enfants se voient
remettre de petits cadeaux. Enfin, le culte le plus célébré dans
l'empire est certainement celui de Mithra, d'origine indo-iranienne (où
Mithra était le dieu du Soleil) et importé en Italie par les soldats
romains. On y fêtait la naissance du dieu soleil, natalis solis invicti,
qui renaissait alors que les jours s'allongeaient à nouveau.
Le christianisme prenant de
l'ampleur, ces fêtes païennes de décembre, sont de moins en moins
acceptées par le clergé romain. En 325, les évêques réunis en concile à
Nicée, à l'initiative de l'empereur Constantin le Grand, réaffirment
l'essence divine du Christ. Il n'en faut pas plus pour célébrer, sinon la
naissance de Jésus dont on ignore la date, du moins le Seigneur venant au
monde. La Bible le désignant comme étant la Lumière du monde, la date est
toute trouvée : celle du solstice d'hiver. La fête païenne du solstice
d'hiver qu'on appelait aussi "Naissance (Natale) du soleil" va devenir
Natale du Sauveur. Et Natale va devenir Noël en français.
La première mention véritable du
25 décembre comme date de naissance de Jésus se trouve dans le calendrier
de Philocalus, apparemment publié à Rome, en 345 ". En 354, le pape
Liberius désigne officiellement la fête des "Brumalia" du solstice d'hiver
comme celle de la naissance du Christ. En 440, l'Église déclara que la
célébration de la naissance du Christ était définitivement fixée au 25
décembre ; cette année-là, le pape Sixte III célébra la première messe de
minuit. " Ce n'est qu'au XIIe siècle, que Noël est devenue la grande fête
de tout l'Occident chrétien.
Si Noël est devenu
incontournable pour les églises chrétiennes de toutes dénominations, ne
soyons pas des insensés, ne fêtons pas Noël comme des païens. Au milieu de
cette débauche de lumière, d'étoiles, de pommes et de paillettes d'or et
d'argent, devant une profusion de cadeaux, de promesses de repas
succulents et abondants, de jouets, d'excitation des grands et petits,
nous l'avons compris : c'est Noël pour un monde riche, païen, indifférent
au véritable sens de ce qui devrait être une fête spirituelle. Oui, il
manque l'essentiel, qui d'ailleurs si Il était présent dans les esprits,
apporterait à l'évènement beaucoup plus de modestie, de modération et de
véritable joie. Jésus, venu au monde parmi les pauvres, n'a-t-il pas dit
qu'Il est venu pour annoncer aux pauvres une bonne nouvelle Luc 4:18 ?.
Lisons le récit de la naissance du Sauveur dans l'Évangile :
"En ce temps-là parut un
édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre. Ce
premier recensement eut lieu pendant que Quirinus était gouverneur de
Syrie. Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. Joseph aussi
monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée,
dans la ville de David, appelée Bethléhem, parce qu’il était de la maison
et de la famille de David, afin de se faire inscrire avec Marie, sa
fiancée, qui était enceinte. Pendant qu’ils étaient là, le temps où Marie
devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils premier-né. Elle
l’emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de
place pour eux dans l’hôtellerie. Il y avait, dans cette même contrée, des
bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder
leurs troupeaux. Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire
du Seigneur resplendit autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande
frayeur. Mais l’ange leur dit: Ne craignez point; car je vous annonce une
bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie:
c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur,
qui est le Christ, le Seigneur. Et voici à quel signe vous le
reconnaîtrez: vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une
crèche. Et soudain il se joignit à l’ange une multitude de l’armée
céleste, louant Dieu et disant: Gloire à Dieu dans les lieux très hauts,
Et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée!" Luc 2:1-14.
Nous pourrions commenter ligne
par ligne ce merveilleux récit de la naissance de Jésus :
"En ce temps là parut un
édit de César Auguste, l'empereur romain..."
Qui osera affirmer qu'à certains
moments de l'histoire des hommes, Dieu ne tient pas dans sa main le cœur
des puissants et des rois, pour changer le cours de l'histoire ?
"Pendant qu’ils étaient
là, le temps où Marie devait accoucher arriva..."
Non seulement le cœur des hommes
peut être dirigé pour l'accomplissement des desseins du Dieu souverain,
mais aussi les temps sont dans sa main. Ce que je veux principalement
retenir de ce passage de l'Évangile de Luc, c'est le message que l'ange du
Seigneur apporta aux bergers effrayés :
"Ne craignez point; car je
vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet
d’une grande joie: c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous
est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur."
Une bonne nouvelle
L'annonce de la naissance de
Jésus est une bonne nouvelle dans ce sens qu'elle le présente comme le
Sauveur : il vous est né "un Sauveur". Les bergers n'ont certainement pas
compris l'importance et la portée de l'évènement qui se déroulait sous
leurs yeux étonnés, devant ce petit bébé emmailloté et couché dans une
crèche. Que représentait pour ces gens la naissance du Sauveur ?
Certainement la venue du Messie qui viendrait pour rendre sa splendeur au
royaume d'Israël. Aujourd'hui nous savons que la venue au monde du Fils de
Dieu concerne tous les êtres humains et les englobent chacun dans le plan
de Dieu pour leur salut, non pas la délivrance d'un quelconque pouvoir
politique pesant, mais la rédemption de nos âmes par le sacrifice de Celui
qui aux yeux des bergers n'était encore qu'un bébé.
Déjà l'ombre de la croix se
profilait sur l'étable de Bethlehem où naissait le Sauveur. Oui, en ce
temps là, lorsque César Auguste ordonna le recensement de son empire, au
temps fixé par Dieu, est né mon Sauveur, non seulement le mien, mais celui
de tous les humains, donc aussi le vôtre, vous qui me lisez. C'est le
message de l'Évangile, bonne nouvelle, et c'est le sujet d'une grande
joie. C'est la joie d'être sauvé qui dépasse de loin toutes les joies
passagères du monde. C'est une joie pour l'éternité. Et ce bonheur est
accessible au plus pauvre des hommes.
La Parole de Dieu nous exhorte à
nous réjouir, mais pas de n'importe quelle joie :
"Réjouissez-vous toujours
dans le Seigneur; je le répète, réjouissez-vous." Philippiens 4:4.
Le bergers de Bethléhem, après
avoir vu le petit enfant, racontèrent ce qui leur avait été dit à son
sujet.
"Tous ceux qui les
entendirent furent dans l’étonnement de ce que leur disaient les bergers.
Marie gardait toutes ces choses, et les repassait dans son cœur. Et les
bergers s’en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu’ils
avaient entendu et vu, et qui était conforme à ce qui leur avait été
annoncé."
Que cette fête de Noël revête
pour nous sa véritable signification, afin que notre joie et notre
témoignage glorifient le Seigneur Jésus-Christ, notre Sauveur.
Il vous est né un
Sauveur qui est le Christ, le Seigneur
Nous trouvons dans cette
proclamation de l'ange aux bergers de Béthléhem trois noms significatifs
donnés à Jésus.
Yechoua = Jésus...
qui veut dire "l’Éternel est
salut" ou pour simplifier : Le sauveur… car il sauve.
"Elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus; c’est lui qui sauvera son peuple de
ses péchés." Matthieu 1:21.
MachiaH = messie...
Christ = oint. Celui que Dieu
envoie à son peuple pour le conduire.
Adonaï = Seigneur,
en hébreux : ‘adon: mot ancien
signifiant le droit de propriété, d’où l’exercice d’un pouvoir absolu.
Voici ma question au milieu de ces foules agitées et bruyantes :
Aujourd’hui, qui est pour moi Jésus-Christ le Seigneur ?
Pour beaucoup
Noël n’est qu’une belle histoire, un joli conte.
Pour un grand nombre
c’est la fête aux cadeaux, les festins, les vacances…
Pour quelques
personnes religieuses c’est la célébration d’un événement historique : la
naissance de Jésus !
Mais l’enfant a grandi, il est devenu un homme, comme
tous les hommes, ensuite il a agit comme prédicateur-prophète, puissant et
merveilleux, puis le fils de l’homme a souffert, est mort sur une croix
pour expier nos péchés. Enfin, il est ressuscité et il est monté au ciel. Combien ont la conscience de la
valeur des souffrances et de la croix de Christ, concernant le pardon de
leurs propres péchés et le salut de leur âme ?
Enfin d’autres gardent
l'image du Christ crucifié. De plus lorsqu'ils croient à la résurrection
et l’ascension du Seigneur, ils n'ont pas la conscience de sa présence
aujourd'hui, ici bas, avec ceux qui le suivent, au milieu de ceux qui
s'assemblent en son Nom.
Notre Saveur est vivant
Physiquement, avec son corps
ressuscité, Jésus est au ciel, à la droite de son Père et il intercède en
notre faveur. Mais Notre Seigneur est aussi présent, vivant avec nous et
en nous par son Esprit ! Il dit lui-même :
"Et voici, je suis avec
vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde." Matthieu 28:20.
Il est éternellement vivant pour
nous sauver parfaitement :
"Mais lui, parce qu’il
demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n’est pas transmissible.
C’est pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de
Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur."
Hébreux 7:25.
Il est toujours présent
par son Esprit en nous et au milieu de nous pour y accomplir les mêmes
œuvres qu’autrefois. N’est-il pas toujours le même ? Hébreux 13:8.
Nous avons un Sauveur et
Seigneur qui pardonne nos péchés et nous enlève tout sentiment de
culpabilité, la mauvaise conscience. C’est l’œuvre du Saint-Esprit qui se
produit dans notre cœur, lorsque nous confessons nos péchés. Il nous donne
la vie éternelle, nous faisant naître d’en haut, par l'Esprit de Dieu, qui
développe en nous jour après jour la nature divine.
Jésus nous secourt
lorsque nous sommes tentés :
"car, ayant été tenté
lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés."
Hébreux 2:18.
Il nous délivre du pouvoir du
malin et nous défend contre ses accusations. Il est notre avocat auprès du
Père : 2 Jean 2:1.
Il nous guérit de nos maladies,
lorsque nous l’invoquons. Celui qui a le pouvoir de pardonner nos péchés a
aussi le pouvoir de guérir notre corps.
Il baptise du Saint-Esprit : Jean 1:33.
Il a promis de revenir,
afin de nous prendre avec Lui, là où il est, pour toujours : Jean 14:1-3.
Il nous est né… Il est né pour nous un Sauveur, qui est le Christ, le
Seigneur…
Le Christ, l’oint de Dieu, est
venu avec l'Esprit de Dieu, comme il l'a proclamé :
"L’Esprit du Seigneur est
sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux
pauvres; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour
proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la
vue, Pour renvoyer libres les opprimés, Pour publier une année de grâce du
Seigneur." Luc 4:18.
Véritable Lumière de Dieu, il
éclaire et conduit tous ceux qui sont dans les ténèbres et qui le
reçoivent.
"Cette lumière était la
véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. Elle
était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l’a
point connue. Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point
reçue. Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom,
elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non
du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais
de Dieu." Jean 1:9-13.
Il est le Christ, le Seigneur,
Adonaï, celui qui veut régner souverainement dans nos cœurs et qui va
revenir pour établir le royaume de Dieu sur la terre. Est-il cela pour
moi ? ..
"Notre cité à nous est
dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur
Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le
rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de
s’assujettir toutes choses." Philippiens 3:20-21.
Visitez la rubrique "La
connaissance de Jésus-Christ."
Pasteur L. Guyot

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